Un été aux bords de Marne

La Marne, la plus longue rivière de France, regorge de petits coins de paradis pour se restaurer et s’amuser loin des pots d’échappement. De la pêche, du footing, des promenades en rollers, à vélo et à bord de canoë-kayak. Sans oublier bronzettes et pique-niques.

Un havre de paix à deux pas de Paris

Un soleil timide borde la capitale et ses alentours. Je troque mon jean troué des vieux jours contre une jolie jupe à volants, qui a comme moisi tout l’hiver au fond du placard. Je m’arrose de monoï, j’enfile mes espadrilles et c’est parti.

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Une balade pittoresque

Sur le chemin, je croise de vieilles péniches aux coques érodées qui ont jeté l’ancre depuis belles lurettes, comme figées dans le décor. A défaut de pouvoir y faire un tour, il est possible de louer à sa guise barques et bateaux.
Les sentiers sont rythmés par d’immenses saules pleureurs, dont les feuilles mortes tapissent le sol. Le paysage change au gré des saisons sans jamais perdre de son charme : il rougit à l’automne, vire au gris à l’hiver et se colorie lors des beaux jours.

Des ginguettes à gogo

Après les péniches, c’est au tour des ginguettes de me taper dans l’œil. Petits cabarets populaires de la banlieue parisienne d’après-guerres, les ginguettes sont le symbole même de la jovialité des bords de Marne.
A l’intérieur, le troisième âge semble avoir investi le lieu, mais l’ambiance n’y est pas moins festive. Portées par les mélodies jazzy et folkloriques des orchestres, les ginguettes accueillent tout le monde. Pourquoi ne pas s’essayer à de vieux pas de danse comme la java ou la valse ?

Entre deux pirouettes, je me laisse tenter par des spécialités culinaires d’un autre temps. Un pèle-mêle de plats marins et de mets copieux m’ouvrent l’appétit. Au menu, fricassées d’anguilles, moules de bouchot, rôtisseries à l’ancienne et terrines maison.

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Une architecture remplie d’histoire

Je m’engage ensuite sur un chemin de berge pour longer de plus près la Marne. Rien de mieux pour se détendre (et digérer). De l’autre côté de la rive, j’aperçois une tripotée de maisons typiques des bords de Marne. Construites vers la fin du XIXᵉ siècle, ces petits bijoux architecturaux s’inspirent de nombreux styles en vogue de l’époque : le côté « bord de mer » des maisons basques et normandes, des castels néo-gothique à l’anglaise, et même le style rocaille avec des décors en bois apparents.

Des cygnes et des canards sauvages font bronzette plus loin. Après une longue marche, les pieds en feu, je trouve enfin mon bonheur sur un des pontons. Assise sur le rebord, balançant mes pieds au-dessus de l’eau, je contemple ce magnifique tableau vivant.

Par Esther Lallier

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